Créer une SAS avec Legalstart : budget et étapes clés

Créer une SAS en ligne via Legalstart coûte entre 179 € et 379 € selon la formule choisie, plus les frais obligatoires (annonce légale, greffe, dépôt de fonds). Ce n’est pas un prix unique : la plateforme propose trois niveaux de prestation, et chaque option change ce que le formaliste fait à votre place. Voici le détail des coûts et ce qu’ils incluent vraiment.
Les trois formules proposées par Legalstart pour une SAS
Legalstart facture un forfait pour la rédaction des statuts et la transmission du dossier à l’INPI. Les prix affichés en 2025 sont les suivants :

| Formule | Prix TTC (hors frais obligatoires) | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| Essentielle | 179 € | Questionnaire en ligne, rédaction des statuts, transmission au guichet unique |
| Confort | 279 € | Tout de la formule Essentielle + validation des statuts par un avocat partenaire, assistance téléphonique prioritaire |
| Intégrale | 379 € | Tout de la formule Confort + ouverture d’un compte bancaire professionnel, dépôt de capital, immatriculation au RCS |
Ces tarifs ne couvrent pas les frais que l’administration facture obligatoirement. Il faut ajouter :
- L’annonce légale : entre 200 € et 350 € selon le département et le journal habilité choisi.
- Les frais de greffe (INPI) : environ 37 € pour l’immatriculation d’une SAS.
- Le dépôt de capital : gratuit si vous le faites vous-même en banque, facturé entre 150 € et 300 € si vous passez par un service de dépôt de fonds comme celui proposé dans la formule Intégrale.
Budget total estimé : comptez entre 450 € et 800 € tout compris si vous choisissez la formule Essentielle et gérez vous-même le dépôt de capital et l’annonce légale. Avec la formule Intégrale et des frais d’annonce légale élevés, le total peut dépasser 1 000 €.
Les étapes pour créer sa SAS avec Legalstart
Le processus se déroule entièrement en ligne, depuis le questionnaire jusqu’à l’immatriculation. Voici les quatre grandes étapes.
1. Remplir le questionnaire interactif
Legalstart vous guide avec un formulaire qui collecte les informations sur votre SAS : dénomination sociale, objet social, montant du capital, identité des associés et du président, répartition des actions. Le système génère une première version des statuts automatiquement. Cette étape est la plus importante : une erreur sur l’objet social ou sur les clauses de direction peut bloquer l’immatriculation ou obliger à une modification ultérieure coûteuse.
2. Fournir les pièces justificatives
Vous devez numériser et envoyer sur la plateforme les documents suivants :
- Statuts signés par tous les associés.
- Attestation de dépôt de fonds (blocage du capital social sur un compte bancaire).
- Déclaration de non-condamnation et de filiation pour chaque dirigeant.
- Copie de la pièce d’identité de chaque dirigeant.
- Attestation de parution de l’annonce légale.
- Déclaration des bénéficiaires effectifs.
- Justificatif de domiciliation de la société.
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités passent par le guichet unique de l’INPI. Legalstart transmet le dossier complet à ce portail. Si un justificatif manque ou est illisible, le dossier est rejeté et vous perdez plusieurs jours.
3. Choisir et payer la formule
Après validation des documents, vous sélectionnez votre formule et réglez en ligne. Legalstart facture au moment de la commande, pas à la fin du processus.

4. Suivi et immatriculation
Les formalistes de Legalstart rédigent les statuts définitifs, publient l’annonce légale (si vous avez souscrit cette option) et transmettent le dossier à l’INPI. Vous recevez un suivi par email. Le délai total d’immatriculation varie : comptez 2 à 4 semaines en moyenne, parfois plus si le guichet unique connaît des ralentissements.
Ce que Legalstart ne fait pas (et qui peut surprendre)
Plusieurs points méritent d’être connus avant de commander :
- La domiciliation : Legalstart ne fournit pas d’adresse de domiciliation. Vous devez avoir votre propre solution (local commercial, domiciliation chez vous, contrat avec une société de domiciliation).
- Le dépôt de capital : sauf si vous prenez la formule Intégrale, vous devez ouvrir un compte bancaire professionnel et bloquer le capital vous-même. Certaines banques facturent ce service.
- L’assistance personnalisée : les formules Essentielle et Confort offrent un support par email ou téléphone, mais pas un accompagnement sur mesure. Si votre projet est complexe (plusieurs associés, clauses spécifiques, activité réglementée), la formule Intégrale ou un avocat spécialisé est plus adapté.
« La plupart des avis négatifs concernent la souscription automatique à des abonnements dont les premiers mois sont gratuits puis débités. Vérifiez vos options après la création et désabonnez-vous si nécessaire. » — Retour d’expérience collecté sur Trustpilot (note moyenne 4,2/5 sur plus de 6 000 avis en 2024).
Comparaison rapide : Legalstart vs. faire ses démarches seul
| Critère | Avec Legalstart (formule Essentielle) | En autonomie |
|---|---|---|
| Coût prestation | 179 € | 0 € (hors frais obligatoires) |
| Temps de préparation | 1 à 2 heures (questionnaire) | 5 à 10 heures (recherche, rédaction des statuts) |
| Risque d’erreur | Faible (relecture par formaliste) | Moyen à élevé (statuts non conformes, pièces manquantes) |
| Suivi après transmission | Inclus | À gérer soi-même |
Si votre SAS est simple (un seul associé, capital faible, activité non réglementée), la formule Essentielle de Legalstart est un bon compromis entre coût et sécurité. Pour une SAS avec plusieurs associés, des clauses d’agrément ou une activité réglementée, la formule Confort ou Intégrale apporte une relecture juridique qui vaut l’investissement.
Les erreurs fréquentes à éviter lors de la création
À force de traiter des milliers de dossiers, Legalstart voit revenir les mêmes problèmes :
- Négliger la déclaration des bénéficiaires effectifs : c’est une obligation légale. Oublier de la fournir bloque l’immatriculation. Le formulaire est simple mais demande de connaître l’identité des personnes qui détiennent plus de 25 % du capital ou des droits de vote.
- Choisir un objet social trop vague ou trop précis : « Toutes activités commerciales » est trop large et peut être refusé. « Vente de chaussures de sport en ligne » est trop restrictif si vous voulez élargir votre gamme plus tard. L’idéal est de décrire l’activité principale avec une formule de clause « et toutes activités connexes ».
- Oublier la domiciliation : vous devez fournir un justificatif de domiciliation avant l’immatriculation. Si vous domiciliez la SAS à votre domicile personnel, le justificatif est une facture d’électricité ou de téléphone de moins de 3 mois à votre nom.
- Ne pas vérifier les options souscrites : Legalstart propose des services additionnels (compte bancaire, assurance, abonnement à des services juridiques). Certains sont gratuits le premier mois puis facturés. Lisez bien les conditions avant de valider.
Quand Legalstart n’est pas la meilleure option
La plateforme est adaptée à la majorité des créateurs de SAS, mais pas à tous :
- Si votre projet implique des clauses très spécifiques (agrément complexe, droits de veto, clauses de sortie), un avocat spécialisé en droit des sociétés est plus pertinent malgré un coût plus élevé (1 000 € à 3 000 €).
- Si vous créez une SAS avec plusieurs associés et des enjeux financiers importants, la formule Intégrale avec relecture par avocat est un minimum. Ne prenez pas la formule Essentielle pour économiser 100 € si les statuts doivent protéger des intérêts divergents.
- Si vous avez besoin d’une immatriculation urgente (moins de 10 jours), Legalstart ne garantit pas de délai express. Dans ce cas, adressez-vous à un cabinet de formalités qui propose un service accéléré.
Ce qu’il faut retenir avant de commander
Créer une SAS avec Legalstart est une solution fiable et économique pour la majorité des projets. Le coût total (prestation + frais obligatoires) se situe entre 450 € et 800 € selon les options choisies. Pour une SAS classique sans complexité particulière, la formule Essentielle à 179 € suffit. Pour une SAS avec plusieurs associés ou des clauses spécifiques, investir dans la formule Confort ou Intégrale évite des erreurs coûteuses.
Le vrai piège n’est pas le prix de la prestation, mais les frais annexes (annonce légale, dépôt de capital) et les abonnements automatiques. Anticipez ces coûts et lisez chaque écran avant de valider. Si votre projet est simple, lancez-vous. Si vous avez le moindre doute sur les clauses des statuts, prenez la formule avec avocat.
Pour compléter ce point avec des guides remis à jour, voir aussi l’intérêt d’un avocat en droit des affaires pour une startup.


